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 La Bête du Gévaudan

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LombriX

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MessageSujet: La Bête du Gévaudan   Mer 05 Aoû 2015, 10:47


Au XVIIIeme siècle, une vague de meurtres a sévi dans le gévaudan (en gros, l'actuelle Lozère) entre 1764 et 1767. Au compteur, une centaines de meurtres d'enfants et de femmes.
On a successivement designé comme coupable les loups (ça a d'ailleurs été l'une des plus grandes chasses au loup de l'histoire de France) puis l'imaginaire populaire a pensé aux loups-garous et autres créatures.

Aujourd'hui, une théorie penche également pour la théorie du tueur en série. Dans une zone géographique où le sentiment religieux était fort (protestants, cathares), il est à noter que toutes les victimes recensées étaient catholiques.

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Loup-garou

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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Dim 09 Aoû 2015, 07:24

La Bête du Gévaudan, serial killer à 4 ou 2 pattes ?


A Auvers, une sculpture témoigne du combat héroïque de Marie-Jeanne Valet, la servante du curé de Paulhac contre
la Bête en août 1765. Cette fois-ci, ce n’est pas l’animal qui eut le dessus. Photo DL / G.B.


Depuis le funeste 3 juillet 1764, l’histoire de la Bête du Gévaudan court la campagne entre Ardèche, Haute-Loire et Lozère. Ce jour-là la petite Jeanine Boulet tout juste âgée de 14 ans est tuée à Saint-Etienne-de-Lugdarès en Vivarais par une bête. La Bête. La fillette ne fait qu’ouvrir une interminable liste qui ne se refermera que trois ans plus tard. Toutes les victimes, sans exception, sont des femmes et des enfants occupés à garder les troupeaux pendant que les hommes triment dans les champs. Des proies faciles. Combien au total ? “78 en trois ans”, affirme Jean Richard expert es-Bête à Saugues (Haute-Loire) alors que d’autres historiens ou conteurs, plus généreux, estiment le massacre à 100 voire plus de 110 morts.

16 victimes ont été décapitées, d’autres scalpées : les sceptiques ont trouvé là un premier motif pour mettre à mal la thèse la plus répandue, celle du loup. A-t-on vu un prédateur choisir la partie la moins charnue du corps humain pour satisfaire sa faim ont relevé ces contestataires ?

Ces détails morbides ont également nourri l’hypothèse d’un monstre, un animal géant et sans pitié échappé d’on ne sait où. Quant à l’Église, elle y a trouvé matière pour justifier les foudres du Ciel : “La Bête aurait été envoyée par Dieu car les fidèles avaient fait une sorte de Vatican 2 avant l’heure en modifiant la liturgie”, s’amuse Jean Richard.

De leur côté, les tenants de la thèse du complot des nobles assurent que ces meurtres n’avaient d’autre but que de déstabiliser le roi Louis XV.

Une version vite balayée par les historiens du cru qui rappellent que le Gévaudan de l’époque était une petite Vendée prête à mourir pour la couronne.


Louis XV moqué par la presse étrangère

Reste le serial killer à deux pattes, l’homme. Gérard Ménatory défenseur infatigable du loup a sans relâche défendu dans ses ouvrages l’hypothèse du pervers sexuel aidé par une des vedettes de cette épopée, Antoine Chastel, le fils de Jean qui tua la Bête à La Sogne d’Auvers le 17 juin 1767. Cet Antoine Chastel aurait ramené une hyène d’Afrique du Nord ; une fois ses horribles forfaits accomplis, il livrait ses victimes à la bestiole…

Pour Gérard Ménatory, le loup part en courant à la vue de l’homme et la seule vertu du “Petit chaperon rouge” est de persuader les enfants de manger leur soupe. Pas très loin de cette thèse, le cinéma a évoqué le loup-garou. Encore une histoire de pervers dissimulé sous une peau de bête…

Toujours est-il que l’histoire de la Bête est plus vivace que jamais. “Depuis le retour du loup dans le Mercantour et ailleurs en France et le combat des éthologues avec Gérard Ménatory pour défendre le loup depuis les années 70, deux ou trois livres paraissent chaque année sur la Bête du Gévaudan”, reconnaît Jean Richard.

Il est vrai que ces tueries avaient secoué le royaume à l’époque. Louis XV avait d’abord envoyé les Dragons du capitaine Duhamel qui firent chou blanc. On alla ensuite chercher le Normand Martin Dennvall qui se vantait d’avoir plus de 1000 loups à son tableau de chasse. Il repartit comme il était venu, bredouille. Raillé par la presse anglaise et germanique pour son manque d’efficacité, le roi envoya alors son propre lieutenant de chasse, François Antoine. Lui eut plus de chance et tua un loup le 21 juin 1765. La prime de 10 000 livres lui avait donné du cœur à l’ouvrage. Mais le massacre continua. Et c’est finalement Jean Chastel qui se tailla un costume de héros en abattant une bête aux mensurations qui n’avaient rien de monstrueuses mais au pedigree mystérieux. Un loup, un canidé croisé avec un autre animal, un gros chien sauvage, nul ne sait vraiment. Empaillée à la va-vite, sa dépouille fut envoyée à Versailles pour rassurer le roi qui ne la vit jamais. La Bête finit paraît-il enterrée dans le jardin d’un marquis parisien.

En revanche son ombre plane toujours sur le Gévaudan. À la frontière entre histoire et légende…


Source : ledauphine.com
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