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 Licorne, Nessie et Yéti : l'étude des animaux fantastiques

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LombriX

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MessageSujet: Licorne, Nessie et Yéti : l'étude des animaux fantastiques   Sam 19 Nov 2016, 15:29

Dans les "Animaux fantastiques", préquel d'Harry Potter en salle le 16 novembre 2016, le héros doit réaliser un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques. Eh bien sachez que ce métier... existe presque.

"Je trouve inutile et fastidieux de représenter ce qui est, parce que rien de ce qui est ne me satisfait. La nature est laide et je préfère les monstres de ma fantaisie à la trivialité positive". Malheureusement pour Charles Baudelaire, même le monde des songes a eu besoin d’avoir sa propre science. Ainsi, la cryptozoologie est l’étude des animaux dont l’existence n’a pas été prouvée par la science. Littéralement, c’est l’analyse des animaux cachés. La cryptozoologie privilégie une approche interdisciplinaire entre biologie, paléontologie ou encore zoologie. Sa méthode ? Il s’agit principalement de méta-analyse : réunir tous les indices et témoignages pour faire la part entre le "mythologique" et le "zoologique". Elle porte également une attention aux savoirs populaires relatifs aux animaux ("éthnosavoirs"), faisant d’elle une science participative. Le terme de cryptozoologie a été pour la première fois utilisé dans les années 1950 par Bernard Heuvelmans, père de la discipline sous sa forme moderne et naturaliste. Son livre « Sur la piste des bêtes ignorées » (1955) a été vendu à plus d’un million d’exemplaires. Un paradoxe de cette « para-science » : dès que l’existence de l’animal est avérée, celui-ci appartient alors à la zoologie (exemple de l’ornithorynque et de l’okapi). La cryptozoologie est donc condamnée à rester dans le monde fantastique alors qu’elle peut être à l’initiative de la découverte de certaines espèces et se veut rigoureuse.

Le yéti, quand la cryptozoologie s'invite chez Tintin

Bernard Heuvelmans était certain de son existence et l'assimilait à un singe fossile sud-asiatique, le gigantopithèque : des traces relevées sur la neige de quatre doigts dont un gros orteil, indiquaient une bipédie. Des excréments révélaient l’existence de parasites inconnus. Ces derniers étant propres à chaque espèce, le scientifique en déduisait qu'ils ne pouvaient donc qu'appartenir à une espèce inconnue. Les meilleures descriptions qu'il avait relevées à partir de témoignages, le présentaient comme un humanoïde au pelage roux entre 1,40 et 1,70 mètres, avec une tête pointue comme un obus (Exactement comme le personnage dessiné par Hergé qui a repris les indications de Bernard Heuvelmans pour sa BD "Tintin au Tibet"). D’après d'autres recherches très sérieuses, contrairement à sa réputation d'homme des neiges, le yéti vivrait dans des forêts 'quasiment impénétrables' du Népal, Bouthan et au Nord de l’Inde, ne s’aventurant que rarement dans les alpages et glaciers. Sa nature nocturne et solitaire expliqueraient également la difficulté de le trouver. Mais en 2012, des chercheurs de l'université d'Oxford et du musée zoologique de Lausanne ont lancé une opération pour récolter et analyser génétiquement des échantillons ayant pu appartenir à cet animal. Et pour eux, les résultats attesteraient de l'existence du yéti... mais sous forme d'hybride entre l'ours blanc et l'ours brun.

Pour Benoît Grison, biologiste et auteur du livre « Le bestiaire énigmatique de la cryptozoologie : du yéti au calmar géant », ces différentes approches ne sont pas suffisamment rigoureuses scientifiquement. Il y aurait une confusion avec un ours au Tibet, et trop de fascination au sud de l'Himalaya : les traces et la présence d'excréments n'appartenant pas une espèce connue ne constitue pas une preuve absolue en soi, et il rappelle qu'une seule expertise avait été effectuée sur ces parasites. Insuffisant donc. De plus, la denture décrite pour le yéti ne correspond pas à celle du gigantopithèque mais plutôt à celle d'un sivapithèque (genre éteint de primates, affilié au rameau de l'orang-outan), beaucoup moins impressionnant. Preuve que la rigueur scientifique s'applique également au folklore.

Cherchez la corne de la licorne

"Sauve-moi de la gueule du lion, de la corne de la licorne". Voilà ce que l'on pouvait trouver dans les traductions anciennes de la Bible (Livre de Job). Et au 18e siècle, Leibniz et d’autres savants évoquaient l'existence des licornes sur la base d'ossements, dont des cornes, trouvés dans des grottes et carrières. Les cornes ont été par la suite attribuées au narval mai aussi au rhinocéros. Difficile donc d'identifier son anatomie composite. Les suggestions la rapprochent du cheval, de l’antilope, du rhinocéros ou même du bœuf sauvage. Par exemple, l’Elasmotherium sibiricum, (également appelé Licorne de Sibérie) était une espèce de rhinocéros géant datant de la préhistoire, portant une corne crânienne d'environ 1,5 mètres de long. Faite de kératine (ce même composé chimique qui constitue nos cheveux et nos ongles), elle devait peser plusieurs kilos, plus que n'importe quelle corne de rhinocéros actuel. Il a été récemment découvert que cette espèce existait il y a encore 26.000 ans. Cet ancêtre ferait beaucoup moins rêver que sa représentation mythique de cheval blanc... Mais démystifier, c'est aussi l'un des enjeux majeurs de la cryptozoologie.

Nessie, alias le monstre du Loch Ness

Nous plongeons à présent dans les lacs à monstres. L’histoire commence en 1933 lorsqu’un couple croît apercevoir un mammifère marin se contorsionnant dans un lac près d’Abriachan. Les médias s’emparèrent du sujet et l’affaire du Loch Ness était lancée. Des témoignages s’ensuivirent ainsi que des photos. Celle prise par le médecin Robert Kenneth Wilson en 1934 était particulièrement réaliste. Mais soixante ans plus tard, on découvrait qu’il s’agissait d’une mise en scène. En août 2012, un cliché circulait d'une "bosse" dans le lac, mais se révéla également être un canular en 2013. Cette même année, un touriste écossais filmait pendant cinq minutes une longue vague sombre de 4,5 mètres de haut. Mais l’explication pourrait être indépendante de l’existence d’un monstre : il y aurait deux couches thermiques hétérogènes dans ce lac et leurs frictions auraient pu provoquer ces vagues subaquatiques géantes.

Ces exemples montrent la difficulté de la cryptozoologie "sérieuse" face à l'imaginaire culturel. Mais les méthodes scientifiques peuvent aussi soulever des controverses : dès le début des années 1960 furent lancées des explorations sonar du Loch Ness par des équipes universitaires britanniques qui se révélèrent non concluantes. Ce fut ensuite le tour des américains en 1983 qui déployèrent pendant deux mois tout un dispositif technologique de 25 mètres : 144 transducteurs d’ondes sonar pouvant détecter tout objet mobile de plus de 3 mètres et déclenchant alors des fusils à harpons pour effectuer une biopsie de la créature. Tout ceci pour attraper un gros poisson mais pas de monstre. Le lac fut également scanné en 1987 par l’opération « Deepscan », une flottille de vingt bateaux répartis sur tout le lac par écholocation. Les résultats furent de nouveau décevants. En 2003, un ratissage plus complet fut mis en place par la BBC s’appuyant sur 600 unités sonar et une technologie satellitaire. Rien de probant non plus. Mais à partir des années 2010, des échos énigmatiques ont bel et bien été enregistrés : l’un en mai 2014 identifiant un grand objet mobile se déplaçant en profondeur près d’Inverness. Et en août de la même année, une vue satellitaire d’un très gros objet en mouvement dans le loch. De quoi laisser le monstre du Loch Ness rester encore longtemps le deuxième attrait touristique de l'Ecosse... après le whisky.

Source: Sciences et avenir, Hors-série, n°123, juillet-août 2000, "les animaux extraordinaires"
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Harry Dickson

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MessageSujet: Re: Licorne, Nessie et Yéti : l'étude des animaux fantastiques   Dim 20 Nov 2016, 09:16

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Dernière édition par Harry Dickson le Dim 05 Nov 2017, 10:03, édité 1 fois
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LombriX

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MessageSujet: Re: Licorne, Nessie et Yéti : l'étude des animaux fantastiques   Dim 20 Nov 2016, 10:55

Harry Dickson a écrit:
LombriX a écrit:
[...] Source: Sciences et avenir, Hors-série, n°123, juillet-août 2000, "les animaux extraordinaires"

Il doit y avoir une erreur sur l'année !
Non, ils ont certainement ressorti un vieil article et mis du Harry Potter pour faire l'introduction
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Harry Dickson

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MessageSujet: Re: Licorne, Nessie et Yéti : l'étude des animaux fantastiques   Dim 20 Nov 2016, 11:27

a+


Dernière édition par Harry Dickson le Dim 05 Nov 2017, 10:04, édité 1 fois
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LombriX

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MessageSujet: Re: Licorne, Nessie et Yéti : l'étude des animaux fantastiques   Dim 20 Nov 2016, 11:51

J'imagine qu'ils ont oublié de mentionner une autre référence.

Ce Science et avenir date de 2000


D'ailleurs Michel Raynal en parle sur son site

http://cryptozoo.pagesperso-orange.fr/actualit/2000/sc_av_hs.htm
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Harry Dickson

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MessageSujet: Re: Licorne, Nessie et Yéti : l'étude des animaux fantastiques   Dim 05 Nov 2017, 10:04

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MessageSujet: Re: Licorne, Nessie et Yéti : l'étude des animaux fantastiques   

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