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 Rencontre avec un Rokh? (1857)

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LombriX

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MessageSujet: Rencontre avec un Rokh? (1857)   Dim 20 Nov 2016, 12:54

Correspondance envoyée par le capitaine James Duck à l'Académie de Londres, rapporté par Le Journal Monstre, bulletin et courriers des familles, septembre/octobre 1857


"Mylords,
Je revenais du Japon, avec un chargement de porcelaines, lorsque mon navire fut pris par une horrible tempête qui l'emporta pendant trois jours et trois nuits avec une furie épouvantable. Le quatrième je me trouvai sur une mer inconnue sans voile et sans mâts : heureusement j'en avais de rechange. Une terre apparaissant au loin, je fis gouverner sur elle, malgré son aspect misérable, pour tâcher d'y réparer mes avaries, et , lorsque je n'en fus plus éloigné que d'environ deux milles, je jetai l'ancre, fis mettre mon canot à la met et j'y descendis avec quatre matelots...

...des os décharnés jonchant au loin le sol dans un désordre épouvantable. Je reconnais facilement que ces hideux débris avaient appartenu à divers animaux, notamment à des boeufs et à des éléphants....

....une masse immense était suspendue au-dessus de nous, faisant entendre des cris qui ressemblaient aux rugissements de plusieurs lions réunis : c'était un oiseau d'une grandeur et d'un grosseur prodigieuses, que je reconnus aussitôt pour un roc, d'après le portrait qu'en a donné le célèbre Sindbab...

[une bataille éclate entre les matelots et l'oiseau. Un second oiseau est arrivé]

Voici la description des oiseaux après leurs morts, d'après le capitaine
Le mâle mesurait cent trente-deux pieds d'envergure (4m), la femelle cent soixante (4,8m).
Le roc mâle diffère peu de la femelle, il est cependant plus petit d'un tiers; c'est au reste, ce que l'on remarque généralement chez les oiseaux de proie.
Le plumage est d'un brun foncé marqueté de larges taches blanches en dessus et jaunâtres en-dessous, les plumes des ailes sont alternativement brunes et blanches; mais le mâle a sur la tête une sorte de couronne ou huppe dont la femelle est depourvue. Le bec, long d'environ 10 pieds (30cm), de la forme de celui de l'aigle, est à sa base d'une largeur de huit pieds (25cm), il est noir....

....Les pates sont monstrueusement larges et leurs quatre doigts sont armés d'ongles crochus excessivement aigus et tranchants....


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On peut imaginer que l'équipage a rencontré une oiseau de la famille des Ratite, comme par exemple le ratite géant de Madagascar (Aepyornis)


La période exacte de la disparition des æpyornis n'est pas connue avec certitude ; des histoires mettant en scène ces oiseaux géants ont pu persister durant des siècles dans la mémoire collective. Un os d'æpyornis fut trouvé et daté au carbone 14 de l'an 120. Cet os présentait des signes de découpes. Une coquille d'œuf fut datée de l'an 1000.

D'après les affirmations d'un colon, recueillies en 1924 par M. Humbert, botaniste à la faculté des sciences d'Alger, une femme malgache lui aurait raconté qu'un oiseau géant fut tué en 1890 par les gens du roi des Manikoros (au nord de Tuléar), dans un marais, à la suite d'un cyclone.

Par ailleurs, après de nombreuses tentatives infructueuses, les molécules d'ADN d'un œuf d'æpyornis ont été extraites avec succès par un groupe de chercheurs internationaux et les résultats ont été publiés dans la rubrique « Proceedings » de la Royal Society Britannique.

On pense souvent que l'activité humaine est la cause de l'extinction des æpyornis. Ces oiseaux étaient certes discrets, mais de grande taille et avaient une large répartition à Madagascar. L'Homme n'avait pas de mal à suivre leurs traces (pas, fientes, plumes) et leurs œufs étaient également vulnérables.

Des archéologues ont récemment trouvé des restes de coquilles d'œufs parmi d'anciens foyers humains, suggérant que les œufs fournissaient régulièrement des repas pour des familles entières. Il ne devait pas y avoir de tabous contre la chasse et l'abattage des oiseaux adultes, car on trouve des preuves qu'ils étaient tués. Les animaux apportés par les colonisateurs, comme les rats et les chiens, ont pu également manger les œufs d'æpyornis et ainsi empêcher le renouvellement des effectifs.

Une autre hypothèse exonère la chasse ou le prélèvement des œufs, et soutient que la disparition totale d'æpyornis sur un laps de temps très court pourrait être la conséquence de zoonoses transmises par les volailles que les humains élevaient. En effet, des os d'oiseaux domestiques ont été trouvés dans des gisements subfossiles où se trouvaient également des os d'æpyornis.
Une troisième théorie explique l'extinction des oiseaux-éléphants par le changement du climat. Une sécheresse intense à Madagascar au début de l'Holocène couplée à l'activité humaine aurait pu avoir raison des æpyornis.

Pour lire la correspondance au complet
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Harry Dickson

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MessageSujet: Re: Rencontre avec un Rokh? (1857)   Lun 21 Nov 2016, 08:54

a+


Dernière édition par Harry Dickson le Dim 05 Nov 2017, 10:03, édité 1 fois
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LombriX

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MessageSujet: Re: Rencontre avec un Rokh? (1857)   Lun 21 Nov 2016, 19:30

Harry Dickson a écrit:
En 1856, on avait eu droit à un autre scoop. Le ptérodactyle de Culmont. Pterodactylus anas. Lui aussi il avait vite rendu l'âme. Ces histoires sont toujours bâties sur la même trame.

J'ai raccourci le texte original. J'ai d'ailleurs mis le lien pour le lire entièrement. La bataille avec les oiseaux est expliquée
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MessageSujet: Re: Rencontre avec un Rokh? (1857)   

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