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 « Bêtes Féroces » de France.

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Mikerynos

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MessageSujet: « Bêtes Féroces » de France.   Mer 08 Aoû 2007, 19:49

« Bêtes Féroces » de France.
Synthèse Mikerynos


De nos jours, des « Bêtes » apparaissent toujours dans les campagnes françaises, mais elles ne tuent que des moutons ou d'autres animaux. La plus célèbre a été la Bête des Vosges, en 1977. Chiens errants, fauves évadés, animaux dressés par de mauvais plaisants, parfois loups sauvages, expliquent ces affaires. Les vieux démons ne sont pas près de mourir. L'arrivée de loups italiens dans le Parc National du Mercantour a provoqué une levée de boucliers de la part des éleveurs, chasseurs, etc., qui n'ont pas craint d'invoquer la mise en danger de la vie... humaine. Car une Bête monstrueuse, dans l'inconscient collectif, se profile toujours derrière les loups, avec lesquelles elle n'avait pourtant rien à voir.

Il y a eu en France, au cours des siècles, d'autres affaires comparables, bien que moins meurtrières. Leur solution est manifestement du même ordre.
Classiquement, donc, les loups étaient tenus pour les coupables. Or, tous les zoologistes s'accordent à dire que le loup n'attaque pratiquement jamais l'homme. Bien au contraire, il le fuit. Le thème du loup mangeur d'hommes étant essentiellement français, d'aucuns en sont venus à imaginer que seuls les loups de France avaient manifesté un tel comportement ! De
même, le thème du loup-garou, homme changé en loup, est surtout français (nous avons vu qu'il pouvait exister de vrais loups-garous, cannibales atteints de lycanthropie). Celui de la Bête, qui recoupe ces deux thèmes, est également, nous l'avons dit, très français. Bref, c'est la peur de la nature sauvage qui transparaît dans ces thèmes, une peur qui s'est particulièrement cristallisée sur certaines espèces comme le loup. Toute attaque animale qui échappe aux explications rationnelles suscite rapidement des rumeurs. La bête du Gévaudan n’est pas le seul animal à avoir semé la terreur en France.

On peut citer la bête d’Evreux (1632-1633), la bête de Brives (1783), la bête du Cézailler (1946-1951).

Les plus féroces semblent avoir été les bêtes de l’Auxerrois et du Vivarais. La première est apparue en 1731 et a fait 28 victimes. Elle est décrite comme un tigre ou comme un loup. nous faut signaler dès 1766 la « Bête féroce de Sarlat », dans le Périgord, dont la particularité est de s'attaquer non aux femmes, mais aux hommes ! En 1814, c'est au tour de la « Bête féroce d'Orléans » de connaître un certain succès : elle déchire et dévore les pauvres habitants des campagnes, dévore des familles entières, abîme et détruit tout ce qui se trouve à sa rencontre, et fait un carnage affreux, si l'on en croit la légende illustrant une gravure de l'époque. On écrit même une complainte à son propos ; le style n'en est pas génial, mais il nous faut imaginer l'effroi de l'auditoire qui entendait de pareils couplets. La disparition officielle du loup date de l’année 1937 où « le dernier loup » fut abattu dans le Limousin. Plus précisément, le loup a été présumé éteint en temps que « population reproductrice » entre 1930 et 1939. De 1818 à 1829, plus de 14.000 loups sont tués en France chaque année. C’est l’époque d’apparition du fusil à percussion (1830), puis des fusils à répétition et à canon basculant.
Les armes à feu sont désormais très accessibles et performantes. Les loups sont alors tués à plus de 100m de distance. Le nombre de permis de chasse délivrés ne fait que croître. Parallèlement, l’usage du poison se répand parmi les chasseurs de loups : aconit tue-loup ajouté à du verre pilé, des éponges frites et des bulbes de colchique, décoction de lichen de mélèze, ciguë aquatique, noix vomique...

La « Bête » du Gévaudan.

C'est au début de l'été 1764 que la Bête faisait son entrée dans l'histoire, en s'attaquant à une bergère des environs de Langogne, heureusement secourue par ses bœufs. Dès lors, et durant trois longues années, la Bête allait semer la terreur dans toute une région constituée essentiellement du Gévaudan, mais également d'une partie du Vivarais, de l'Auvergne et du Rouergue, commettant des crimes plus odieux les uns que les autres. En tout, ce sont quelques 250 attaques qui furent perpétrées, avec, pour résultat, plus de 130 morts, dont une quinzaine par décapitation, et 70 blessés. Les femmes et les enfants constituèrent les proies privilégiées de la Bête ; néanmoins, il y eut plusieurs cas où ce furent des hommes adultes qui subirent ses assauts et ne durent la vie sauve qu'à leurs armes ou
à l'arrivée de secours providentiels. Aucun effort ne fut épargné pour venir à bout de la terrible Bête. C'est d'abord au Capitaine Duhamel et à ses 56 dragons qu'incomba la tâche de tuer l'animal. Mais malgré toute leur bonne volonté et l'organisation d'immenses battues réunissant jusqu'à 20.000 hommes, on ne put que constater leur échec. Ils furent alors remplacés par Martin Denneval, le plus grand louvetier du royaume, lui-même relevé, après avoir failli à sa mission, par François Antoine de Beauterne, le lieutenant des chasses et porte-arquebuse du Roi Louis XV.
Finalement, c'est un chasseur local, Jean Chastel, qui mettra fin aux jours du monstre, lors de la fameuse chasse du 19 juin 1767. Mais quel était donc ce singulier animal qui fut pendant longtemps invulnérable aux balles et aux coups de lames ? Il est évidant de nos jours qu’il ne s’agissait pas de loups.

Les « sœurs » de la Bête du Gévaudan.

Qui sans avoir connu la même renommée, ont néanmoins laissé des traces dans l'histoire deFrance.
- La bête de Benais : 1633 - 1634 (Voir sur le Forum T&I)
- La bête du Gevaudan : 1764 - 1767 (130 ans aprés Benais)
- La bête de Sarlat : 1766 (en même temps que le Gevaudan)
- La bête du Vivarais : 1809 - 1817 (53 ans aprés Sarlat et 55 ans aprés le Gevaudan)
- La bête de Venelles : 1819 - 1970 (2 ans aprés le Vivarais)
ect…

La « Bête » de Cinglais
Ou la « Bête de’Evreux »Ayant établi son repaire dans le Calvados et dans la forêt de Cinglais à une quinzaine de kilomètres au sud de la ville de Caen. En 1632, Elle ne tarde pas à semer la terreur et l’effroi en Normandie où elle tue une quinzaine de personnes en un mois de temps. Ceux qui ont réchappé à ses attaques meurtrières la décrivent comme ayant la forme d’un « Grand dogue » très rapide et d’une agilité extraordinaire. Son aventure se termine au bout d’an, après avoir fait plusieurs dizaines de victimes. La « Bête » poursuivi pendant trois jours lors d’une battu ( de 5 à 6000 personnes) organisée le 21 juin 1633 par le Comte de la Suze, finira par succombé à un coup d’arquebuse.

La « Bête » de Benais.
Cette « Bête féroce dont personne ne connut le nom, mais d’une hardiesse et d’une férocité inouïes » qui à sévit en Touraine, dans la forêt de Benais non loin de village du même nom, et plus précisément dans les bois de Vau et de Moligeon situés dans la partie Nord de la forêt de benais et situés sur la commune de continvoir.
Les premières attaquent débutes en 1693 et se répandent dans toute la région de Couléon à Langeais, de la vallée de la Loire à Avrillé et ce jusqu’en 1694.
Les battues organisées à diverses reprises n’eurent guère de résultat. Le clergé local
multiplia les prières, et au début du mois d’Aout 1694 le carnage cessa.
Le nombre de ses victimes est de loin supérieur à celle de la « Bête du Gévaudant » (qui fit en moyenne trois victimes par mois) puis qu’il y a eu 200 victimes en un an et demi, ce qui représente une dizaine de morts par mois. La Touraine à connut d’autres « bêtes » en 1751 dans le nord du département, en 1808 dans le Richelais et en 1814 sur la commune de Cravant-Les-Coteaux. Mais celles-ci, par contre sont bien des loups.

La « Bête » de Trucy.
Appelée aussi « La Bête de l’Auxerrois » qui début du XVIIIe siècle, en 1731 apparaît
dans les bois, proche de Trucy situé au Sud d’Auxerre dans l’Yonne, une épouvantable «Bête » qui va bientôt semer la terreur dans toute la région. Sa première attaque a eu lieu aumois de novembre 1731, un garçon de 12 ans est attaqué près de Trucy-Yonne. Les victimes vont se succéder. Les habitants ne sortent plus qu'armés de fourches. Louis XV fait annoncer qu'il offre une prime de « 200 livres à celui qui tuera la Beste ». A Mailly-la-Ville, le prédateur arrache des mains d'une nourrice un jeune enfant. Il ressort que 17 victimes ont moins de 12 ans, en trois ans que dure l'affaire.Dès lors la « Bête » va se livrer à un véritable carnage et le nombre des victimes ne cessera d’augmenter jusqu’en 1734, date à laquelle la « Bête » disparaîtra. On trouve en effet dans les registres de la commune toute proche de Fouronne la mention suivante : "L'an de grâce 1732, fut dévorée
par une bête féroce Jeanne Bonnotte, âgée d'environ 13 ans" : c'est signé de Witie, prêtre, curé de Fouronne. En 1734 fut inhumé dans la paroisse de Mailly un enfant dévoré par les « bestes », âgé d'environ six ans. Malgré les battues organisées et la prime de 200 livres offerte à quiconque tuerait la bête, personne ne put découvrir son repaire. Elle dévora en trois ans une trentaine de personnes. En 1817, une autre bête féroce terrorisa Mailly. Pour tenter de s'en débarrasser, on plaça des moutons empoisonnés à proximité du lieu où elle accomplissait ses tueries. On n'en entendit plus jamais parler et l'on pensa qu'il s'agissait d'un loup de grande taille, particulièrement féroce.

Toutes les battues organisées pour mettre fin à cette hécatombe se solderont par des échecs. Elle est décrite comme un tigre ou comme un loup. La « Bête » tuera 28 personnes, dont 9 enfants, 9 femmes et 10 hommes. Elle ne fut jamais capturée ou tuée. En 1817, cette même forêt de Trucy abritera une autre « bête mystérieuse » qui ne sévira que quelques mois.

La « Bête » de Veyreau.
Région située non loin du Gévaudant, dans le « Causse Noir » contrée déserte et sauvage faisant partie du département de l’Aveyron. Cette « Bête féroce qui rempli tous les habitants d’une grande frayeur » sévit à partir de 1799 faisant des dizaines de victimes. Les Caussenard avaient un moment, pensé qu’il s’agissait de la même « Bête » venue touf droit de la Lozère commettre ses forfaits jusque chez eux.

La « Bête » du Vivarais.
Le Vivarais était, avant 1789, une province appartenant à la province de Languedoc. Elle s'étendait sur un territoire correspondant, de façon approximative, au département de l'Ardèche. Cette « Bête » ou encore appelée « Bête des Cevennes » sema la terreur aux confins des départements de la Lozère, du Grand Gard et de l’Ardèche pendant plus de sept ans, de 1809 à 1817. Plus audacieuse que la « Bête du Gévaudant » elle n’hésitera pas à pénétrer jusqu'à l’intérieur même des maisons. Elle est décrite comme un loup mais avec la taille d’un âne, avec un pelage brun, une crinière noire et de grosses mamelles. Il s’agissait probablement d’un fauve échappé d’un cirque. En tout, ce sont 29 personnes, principalement des femmes
et des enfants qui périrent officiellement sous ses dents meurtrières. Parmi les victimes de la « Bête », six furent décapitées. Cette « Bête » ne fut jamais capturée ou tuée.

La « Bête » de Sarlat.
Périgord Noir, Dordogne.
La Bête de Sarlat, terrorisa le Périgord au XVIIIème siècle. Sa première apparition remonte à mars 1766, elle commit alors une dizaine de meurtres dans les localités avoisinantes. On imagine la terreur qu'elle provoqua. C'est à partir de cette époque que naquit son mythe d'énorme bête assoiffée de sang humain. Mais, au mois d'Août 1766, elle finit par être reconnue comme un loup porteur de la rage. Le peuple ne suivit guère cette explication, il faut dire qu'entre temps, elle avait encore occis au
moins 18 personnes. On l'apercevait en tous lieux, même dans les venelles sombres de Sarlat et, l'exasperation et la peur étant à leur comble, la légende de la Bête s'enfla à tel point que les braves gens du pays n'osaient plus sortir à l'approche de la nuit tombante. Dès lors, paysans et seigneurs se regroupèrent à plus d'une centaine de fusils et se mirent en battue. La bête fut trouvée, pousuivie et tirée. Cette mort constatée par tant d'yeux réjouis sembla débarrasser définitivement les gens de l'endroit de leurs craintes justifiées. Nous savons bien que le loup et l'homme enragés, paraissent pris de folie ; écumant, bavant et mordant ils sont terrifiants à voir et dangereux à approcher. Il n'empêche que le souffle de la légende, point ne disparut et qu'à Sarlat et dans sa région, on parle encore de la Bête comme d'un garou.

La « bête » de Venelles. (Hoax ?)
Venelles est situé dans les Bouches-du-Rhône juste au-dessus d'Aix-en-Provence.
Cette histoire surprenante est à prendre avec quelques précautions, elle raconte une série de meurtres s’étalant de 1819 à 1970. Il n’y a aucun lien avec les autres histoires de « Bêtes » connues. Pour avoir plus de détaille voir le dossier sur les « Arcade de Venelle » http://perso.club-internet.fr/regisdangelo/venelles/

La Bête d'Orléans.(1814)
« Cette bête cruelle déchire et dévore tout ce qu'elle rencontre sur son passage et porte la désolation parmi des familles entières dans les contrées qu'elle parcourt. »
« Le 25 décembre dernier elle rencontra à l'entrée d'un village près Beaugency un
malheureux bûcheron, sa femme et son fils aîné. Cette bête féroce se jeta d'abor sur cette malheureuse femme ; le pauvre bûcheron et son fils veulent la défendre : un combat terrible s'engage, mais malgré leurs efforts et de plusieurs autres personnes arrivées, cette malheureuse a péri, et plusieurs autres blessées. Enfin il est impossible de calculer le nombre de malheureux qui ont été victimes de la voracité de cette bête sauvage ; elle est couverte d'écailles, et aucune arme ne peut l'atteindre. Prions Dieu, mes chers amis, qu'il nous délivre de ce monstre, et prions-le aussi pour le prompt rétablissement des personnes blessées par cet animal. »

A suivre...
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Mikerynos

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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Mer 08 Aoû 2007, 19:53

La Bête du Lyonnais(1754-1756)
Dans les derniers mois de l'année 1754 et pendant 1755 et 1756, on parla dans le Lyonnais d'une bête féroce qui s'était fait voir dans plusieurs cantons de nos provinces. Du Lyonnais, elle passa dans le Dauphiné, où l'on fit une chasse générale en plusieurs contrées. De là, elle rentra dans le Lyonnais et l'on assure l'avoir vue près de Thelzé, de Moire, de Fronnac, de Saint-Bel et de l'Arbresle, tous pays montagneux en grande partie couverts de bois et coupés par des vallons caverneux entre lesquels coule la rivière d'Azergues. L'animal, après s’être avancé dans le voisinage de Roanne, revient vers Saint-Bel et Saint- Germain-sur- l'Arbresle et se jeta de là dans les bois de Savigni. Ici, on en perdit la piste pour quelque temps, mais on n'eut que trop le malheur de la retrouver. L'animal reparut successivement dans presque tous les endroits que j'ai déjà nommés et partout de nouveaux ravages marquèrent ses traces. On compta 17 jeunes hommes, ou jeunes enfants, mordus
ou déchirés et même dévorés. Ceux qui l'aperçurent, ou qui crurent le voir, le représentaient d'une grosseur qui approchait celle du loup, avec des jambes moins hautes, un poil plus rude et la peau mouchetée de diverses couleurs. Sur ce récit, l'opinion s'établit que c'était une véritable hyène. Mais qui ne sait que la frayeur grossit les objets, ou les défigure entièrement. Le signalement qu’on donna de cet animal carnassier avait, sans doute, été tracé par des Imaginations échauffées. Dans la rapidité de la fuite,- a t'il pu être mesuré de l'oeil avec justesse ? Dans la course, il dut paraître plus bas quel ne l'était en effet. L'agitation de tout son corps faisait dresser les poils et l'on sait enfin que l'éblouissement diversifie les nuances presqu'à l'infini. Otez ces circonstances, au lieu d'une hyène, on n'aura vu qu’un loup.
Les rigueurs excessives de l’hiver de 1754 forcèrent les animaux de cette dernière espèce à chercher, dans les villages ce que la campagne ne leur fournissait plus. D’ailleurs, l’hyène est un animal entièrement étranger à nos climats. Par où aurait il pénétré ?

Supposerait-on avec a moindre vraisemblance qu’il eut traversé les espaces immenses qui nous séparent de sa terre natale sans avoir marqué nulle part les traces de son passage ? « Concluons qu'on met trop souvent le merveilleux où il n'y a rien que d'ordinaire. » Ainsi s'exprimait, Alléon-Dulac dans ses Mémoires pour servir à l'histoire naturelle du Lyonnois, Forez et Beaujolois éditées à Lyon en 1765.
Il situait « près de l'Arbresle » une partie des meurtres Imputés à la bête féroce de 1754-1756. Voici les actes de sépulture de trois de ces victimes, documents relatant les circonstances de leur mort. 20 avril 1756. Saint-Julien-Debibost (8 km au sud-ouest de l'Arbresle). « Marguerite Penet, de onze ans, née de Jean-Fronçois Penet et de Jeanne Sublion, a été enterrée le 29/4/1756 - faisant paître ses bêtes chez Subtion de l'hameau de Bernay,. Deux animaux féroces, l'un comme un gros bidet, tiran sur le rouge, ressamblant a un loup à l'exception qu'il avait une cüe courte, et l'autre gros comme un gros mâtin, mais blanc sous le ventre et une grande queue longue, le saisirent au gozier et lui endommagèrent tellement le coup, que cette enfant en est morte. Ces animaux ont dévorés quantités de bergers dans le voisinage et cela depuis deux ans. Barbier, curé. »

15 juin 1756t Saint-Romain-de- Dopey (à quelques kilomètres au nord-ouest de l'Arbresle).« Étienne, fils de Claude Manus, habitant de Saint-Romain-de-Popey, âgé de six ans, ayant été dévoré par le loup, le quatorze juin 1756, a été enterré dans le cimetière de l'église paroissiale dudit Saint-Romain le quinze du même mois et an que dessus par moi vicaire soussigné, en présence de Claude Manus son père et de Gabriel Durand, sonneur de cloches de la susdite paroisse, qui ont déclaré ne savoir signer de ce requis et sommes Forest, vicaire. » 24 novembre 1756. Montrottier (au sud-ouest de L'Arbresle à 10 km environ au sud de Saint-Romain et à 6 km de Saint-Julien) : « Anne, fille légitime de Jean Charassin, la dite enfant âgée de neuf ans, ayant été dévorée et mangée à moitié par les bêtes féroces ou loups ou hyènes le vingt novembre, a été enterrée le 24 dudit mois 1756 dans le cimetière de l'église de Montrottier, en présence de Philippe Bretonnière et Pierre Blanc, marguillier, qui ont déclaré ne savoir signer, de ce requis. Bataillord, curé Cie Montrottier. »

La Bête de Chaingy (1814)
Le 6 Décembre 1814, des femmes et des enfants qui ramassaient du bois mort dans la forêt, furent assaillis par une louve faisant deux morts et huit blessés. Monsieur le baron de Talleyrand, Préfet, ordonna une battue. L'animal fut tué vers Cercottes. Cet événement donna lieu à l'écriture de fables et complaintes sur la bête de Chaingy.
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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Mer 08 Aoû 2007, 19:54

La « Bête » des Vosges.
Plus de 300 animaux massacrés en 9 mois entre Épinal et La Bresse, 26 battues
organisées. On évalue sont territoire à plus de 150 km2.

Naissance d'une légende
L'histoire commença en décembre 1975, lorsque des forestiers de Rambervillers
découvrirent les empruntes d'un carnassier qu'ils ne purent identifier. En cette même
période, le grand gibier d'une propriété close de la région connut des vélléités de migration, sans que cela n'inquiète particulièrement la population. Dans la nuit du 27 au 28 mars de l'année suivante, sept moutons furent retrouvés égorgés à Domèvre-sur-Durbion. On pensa tout d'abord à l'oeuvre de chiens errants. Le 30 mars au
soir, dix boeufs furent attaqués à leur tour à Moriville. Dans la nuit du 31 mars au 1er
8 avril,une villageoise vit une biche se faire tuer à la lisière de la forêt de Romont. Dans la même nuit, douze moutons connurent le même sort à Hadigny-les-Verrières. Le carnage continua alors : un taurillon étranglé le 16 avril à Domèvre-sur-Durbion, un poulain égorgé le 27 à Rehaincourt, dix-sept brebis et quatre agneaux étranglés à la ferme du Bouzillon près de Rambervillers ; huit moutons le 5 mai, trois le 6, vingt-et-un autres le 6 mai. Six le 22 mai et trois le 2 juin. Puis l'animal disparut aussi mystérieusement qu'il était apparu.

La chasse
Dès le 1er avril, une battue fut organisée, sans succès. Le 8 avril, on aperçut la Bête à Ortoncourt où une battue fut organisée. Le prédateur fut tiré à moins de 50 mètres, sans plus de succès. La Bête tua ou blessa trente quatre brebis dans la nuit qui suivit à Hadigny-les-Verrières. On organisa une seconde battue où la Bête fut tirée à 20 mètres sans que la décharge ne l'atteigne. Le même jour, la Bête essuya une vingtaine de coups de feu sans être blessée. De nombreuses battues furent organisées suite aux agressions : le 19 avril à Domèvre-sur-Durbion, le 21 à Hadigny-les-Verrières, le 30 à Rambervillers, deux à Girecourt/D., une à Deycimont, une à Prey et à Jussarupt. De même, les habitants organisèrent d'eux même des traques "sauvages" à chaque signalement de la Bête. Le fait est que la Bête sut éviter tous les pièges, toutes les traques. Seul un camionneur eut l'occasion de la tuer, l'évitant alors qu'elle traversait la route. Sans doute mise en alerte par les coups de semonce, cette dernière adopta des stratégies pour éviter les chasseurs : elle
attendait par exemple que les rabatteurs arrivent sur elle pour se couler entre leurs lignes et repartir loin des chasseurs. Les autorités administratives mirent en place diverses techniques, firent appel aux volontaires, et même à l'armée. De 60 personnes mobilisées, le nombre passa rapidement à 250. On fit venir des chiens spécialement pour suivre la trace de la Bête, mais ces derniers refusèrent de donner la chasse. Puis un chien policier de Vesoul, "le meilleur", fut amené. Ce dernier suivit bien la piste, mais attaché à son maître, il n'avançait pas très vite, laissant le temps à la Bête de fuir. Cette dernière, poursuivie le 29 avril, sauta un grillage de 1 mètre 50 et réussit à s'enfuir encore une fois. Changement de stratégie : les autorités décidèrent de mettre en place quatre affûts à Rambervillers, Gérardmer, Xonrupt, et à la Bresse durant 15 jours. Le bétail fut rentré à l'étable à l'exception de quelques animaux mis en appât près des affûts, mais la Bête ne se montra pas. Puis elle gagna les Hautes-Vosges avant de redescendre du côté alsacien où elle ne fit plus parler d'elle.

Un mystère
De nombreuses hypothèses furent faites pour identifier l'animal. Un témoin parle d'une bête "de 60 kilos" aux "oreilles droites" et à la "queue pendante", à la robe "gris-jaunâtre" ou "rougeâtre", plus grand qu'un berger-allemand. D'autres trouvèrent une ressemblance au loup. Des poils retrouvés ont permis de conclure à un canidé, sans plus. Les photos existantes sont de trop mauvaise qualité pour tirer une conclusion.

Les méthodes utilisées
par la Bête pour tuer ses proies restent précises et efficaces, contrairement à ce que feraient des chiens devenus sauvages... De même, cette façon de dépecer la proie, commençant par l'épaule, serait propre au loup. Mais dans ce cas, d'où venait-il ?
Une hypothèse plus rocambolesque fait état d'une vengeance : Un gros propriétaire de chasse, dans les terres duquel les premiers gros gibiers tués furent retrouvés, su s'attirer les foudres de paysans alentours en entretenant de mauvaises relations de voisinage. La Bête pourrait être un chien dressé dans le but de tuer le gros gibier dans ses terres de chasse. Ce chien serait alors devenu incontrôlable. Mais... Ce même propriétaire aurait vu, dans le même temps, ses deux chiens de garde disparaître, ce qui laisserait penser que ce sont ces derniers les responsables. Rumeurs, sous-entendus, on-dit...

Conséquences
De petite histoire locale, la Bête des Vosges connut son heure de célébrité, de la presse régionale qui faisait écho quotidiennement de la situation, à la presse nationale qui n'hésitait pas à user du style communiqué de guerre, illustrant les articles d'images de troupes, fusils ou canons, titrant : "la Bête se terre", "Conseil de guerre à Hadigny", "Rambervillers, la Bête aux portes de la ville" par exemple. De même, l'exagération était de mise : "On ne laisse plus les enfants sortir dans la campagne" ou faisant état de la mise en place d'un plan ORSEC. La Bête attira des "chasseurs de primes", tels des spécialistes de safari ou cet autre, promettant d'abattre la Bête en un mois maximum pour la modique somme de 5000 francs
(plus logement, nourriture, cartouches et frais). Des radiesthésistes s'efforcèrent de trouver.

la cache de la Bête.
Localement, l'affaire eut certainement des répercutions sur le braconnage, les battues constituant un bon alibi pour se promener fusil à la main. Des chiens errants ou en promenade autour du domicile de leur maître passèrent de vie à trépas. Le muguet put enfin pousser tranquillement sans que personne ne vienne arracher ses précieux petits grelots et les promenades dominicales en forêt se firent plus rares.
1994.
La bête des Vosges est l’un des sujets de discussion préféré des autochtones. Dans le massif, tout le monde se souvient de cet être étrange qui sévit de 1977 à 1988. Poulaillers attaqués, chevaux blessés, au moins 200 moutons égorgé... On ne compte plus les victimes. Un loup ? Un renard ? Un chat sauvage ? Mystère jamais résolu, car personne n’a pu apercevoir la bête : ni les chasseurs, ni les gendarmes, ni les militaires ! Elle a fait couler du sang et de l’encre. En 1994, le loup des Vosges (ou plutôt la louve) a pris le relais, mais il était moins discret : il a été filmé par un amateur. La mobilité de l’animal, (dans les limites normales d’un loup) et son appari-tion brutale inquiétèrent. A cela, l’on vint greffer une rumeur de puissance et d’invulnérabilité de l’animal. Il échappait aux pièges, poisons, et battues de la gendarmerie même l’armée se préoccupa de la capture de la bête. Il eut vite été clair pour certains que l’animal agissait selon un comportement bien déterminé, et qu’elle devait être contrôlée par un homme. Une voiture se trouvant près des lieux d’apparition de l’animal fut suspec-tée de guider l’animal par l’envoi de signaux
radioélectriques. Un coupable fut vite désigné ; un grand propriétaire élevant des moutons (qui sera transformé au fil des récits en ancien officier SS), un mouvement écologiste, ou bien des voisins malveillants. Aucune réaction spectaculaire, ni du côté religieux, ni du côté des autori-tés civiles ne suivit. Le mythe ne pût se créer et l’on ne parla plus de la Bête des Vosges. Il y eut pourtant bien des dizaines de moutons tués. Mais cela resta un simple fait divers dû à des loups. Il y a des
faits troublants, des blessures particulières et des descrïptions concordantes sur l’animal. L’on peut toutefois dire, sans trop s’avancer que certaines victimes autrefois placée dans les catégories « dévorée par un loup » se seraient retrouvées dans la catégorie « dévorée par la bête ».
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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Mer 08 Aoû 2007, 19:55

Les autres « Bêtes »
Il faut noter les autres affaires de la « bête de Senonges » dans les Vosges, qui, en1994 égorgea plus de 80 animaux. Elle venait après la bête de Sarlat, puis celle du Valais, et celle de Noth, qui n’ont jamais été élucidées. Mais, à l’exception de celle du Gévaudan, ces bêtes épargnèrent les humains.

De 1595 à 1598 en Vendômois, 25 personnes périrent, victimes des « Loups ».
Du Nord au Midi, d’Est en Ouest, ce sont toujours les mêmes horribles drames.
À Berd’huis (Orne), c’est l’acte de sépulture "d’un enfant de dix ans, noyé dans la rivière,lequel avait été tiré hors de l’eau par un loup qui lui a mangé mains et bras, jambes, cuisses et reins" (27/05/1739). À Saint-Riez-en-Belin (Sarthe), c’est celui de Cécile Le Boet "dévorée en la forêt de Douvres le jour précédent par une bête farouche". Au Mesnil (Meuse) : "Jean Bigot, âgé de huit ans, a esté dévoré du loup et l’on n’a retrouvé qu’une de ses mains et ses entrailles qui ont été inhumés sous un carreau de l’autel, le reste du corps ayant été emporté et mangé dans le bois" (20/02/1690).

Le curé de Latillé (Vienne), inhumant les restes d’un enfant de huit ans, précise qu’il est le huitième à être dévoré par un loup en l’espace de trois semaines (24/04/1751).
Près de Rosporden (Finistère) : une louve emporte une petite fille de 8 ans, puis une autre de 10 ans. "On a découvert la retraite de cet animal dans les bois. On y a trouvé cinq petits louveteaux et des ossements d’enfants avec le crâne d’une personne qui paraissait être plus âgée" (23/09/1773).
À Bassignac-le-Bas, en Corrèze, c’est encore l’inhumation du corps d’Etienne Douliac, âgé d’environ onze ans, "mort des blessures horribles et effrayantes que lui avait fait le jour précédent une espèce de loup, que l’on nomme male bête (mauvaise bête)" (09/07/1746). Dans la région de Châteauneuf-Brimon dans la nièvre, une « Bête » fera en 1796 quelques ravage en tuant une dizaine de femmes et d’enfants. Elle succombera après avoir reçu plus
d’une vingtaine de coups de fusil.

Les « Bêtes » les plus « médiatisées.
No Années Dépt Villes/Régions Class. Noms et Observations
01 1632-1633 14 Forêt de Cinglais B "Bête de Cinglais"
02 1693-1694 37 Benais, Bourgueil B "Bête de Benais"
03 1731-1734 89 Trucy B "Bête de Trucy"
04 1754-1756 69 Roanne, Régions B "Bête du Lyonnais"
05 1766 24 Sarlat B "Bête de Sarlat"
06 1764-1767 48 Langogne, Vivarais B "Bête du Gévaudan"
07 1783 36 Indre B "Bête de Brives"
08 1799 3 Causse Noir B "Bête de Veyreau"
09 1809-1817 48 Vivarais B "Bête du Vivarais"
10 1814 45 Beaugency, Orléans B "La Bête d'Orléans"
11 1819-1970 13 Venelles B "Bête de Venelles"
12 1946-1951 15 Cantal B "Bête de Cézailler"
13 1946-1947 / Suisse, Frontière B "Bête du Valais"
14 1977-1978 88 Rambervillier, Romont B "Bête des Vosges"

Les autres « Bêtes »
No Années Dépt Villes/Régions Class. Noms et Observations
01 1945 21 Flavigny A1 /
02 1947 87 Dournazac A1 /
03 1951 02 Vervins A1 ou A2 /
04 48 Grandrieu A1 ou A2 "Bête du Cézalier"
05 54 Favières A1 ou A2 /
06 1952 74 Rumilly A1 ou A2 /
07 15 La Ribeyre A1 ou A2 /
08 1954 38 Vignieu A1 ou A2 "Loup de l'Isère"
09 44 St Julien A1 ou A2 /
10 15 Mauriac B "Loup"
11 43 St Préjet B "Loup"
12 79 La Sauze B "Loup"
13 1956 54 ? B "Loup"
14 87 ? B "Loup"
15 88 ? B "Loup"
16 01 La Michaille A2 /
17 1958 24 St Martin B "Loup"
18 1959 42 Vérannes B "Animal"
19 1960 19 Ussel A1 ou A2 /
20 1962 33 St Philippe A1 ou A2 /
21 1963 88 Rozières A4 /
22 1968 40 Le Sen A2 ou A3 /
23 40 Luxey A2 ou A3 /
24 1972 77 Gesvres A3 "Loup de Meaux"
25 02 Cramaille A3 "Bête de Cramail"
26 48 Aubrac A3 /
27 1973 75 Parc Monceau (Paris) A3 "Idea"
28 1974 77 Ferolles A3 /
29 91 Ozoir A3 /
30 1975 32 Terraube B "Animal"
31 94 Ambleville A3 /
32 1977 88 Vosges B "Bête des Vosges"
33 48 Aubrac A3 /
34 1981 64 Larrau A4 /
35 1982 44 Pornic B "Panthère"
36 32 Lagraulas B "Puma"
37 23 Noth B "Lionne"
38 1983 83 Valescure B "Puma"
39 1985 33 Sadirac B "Panthère"
40 1986 62 Le Touquet B "Panthère"
41 1987 13 Carmargue B "Lycaon"
42 83 Saint-Maximin B "Puma"
43 83 Tourtour A4 /
44 83 Agay B "Puma"
45 83 Canjuers B "Puma, Lynx"
46 06 Fontan A3 /
47 1988 83 Cuers B "Puma"
48 26/84 Savouillans B "Panthère"

No Années Dépt Villes/Régions Class. Noms et Observations
49 26 Suze-La-Rousse B "Félin"
50 26 Réauville B "Fauve"
51 29 Landerneau A3 /
52 63 Chappes A3 /
53 1989 83 Estérel A4 /

Classification :
A : Les affaires « Fermées », elles se terminent par la capture ou la mort de l’animal.
A1 : Des loups sauvages, survivant en France.
A2 : Des loups venus des pays voisins.
A3 : Des loups domestiques ou captifs, échappés, abandonnés ou lâchés
volontairement.
A4 : Des confusions avec des chiens que l’on prend pour des loups.
B : Les affaires « Ouvertes » où l’animal demeure mystérieux.
Dans la colonne « Noms et Observations » se trouve l’appellation donnée à l’animal par les témoignages de l’époque.

Références :« Des fauves dans nos campagnes » de V. Campion-Vincent, Edition Imago 1992.

No Années Dépt Villes/Régions Class. Noms et Observations
01 1945 21 Flavigny A1 /
02 1947 87 Dournazac A1 /
03 1951 02 Vervins A1 ou A2 /
04 48 Grandrieu A1 ou A2 "Bête du Cézalier"
05 54 Favières A1 ou A2 /
06 1952 74 Rumilly A1 ou A2 /
07 15 La Ribeyre A1 ou A2 /
08 1954 38 Vignieu A1 ou A2 "Loup de l'Isère"
09 44 St Julien A1 ou A2 /
10 15 Mauriac B "Loup"
11 43 St Préjet B "Loup"
12 79 La Sauze B "Loup"
13 1956 54 ? B "Loup"
14 87 ? B "Loup"
15 88 ? B "Loup"
16 01 La Michaille A2 /
17 1958 24 St Martin B "Loup"
18 1959 42 Vérannes B "Animal"
19 1960 19 Ussel A1 ou A2 /
20 1962 33 St Philippe A1 ou A2 /
21 1963 88 Rozières A4 /
22 1968 40 Le Sen A2 ou A3 /
23 40 Luxey A2 ou A3 /
24 1972 77 Gesvres A3 "Loup de Meaux"
25 02 Cramaille A3 "Bête de Cramail"
26 48 Aubrac A3 /
27 1973 75 Parc Monceau (Paris) A3 "Idea"
28 1974 77 Ferolles A3 /
29 91 Ozoir A3 /
30 1975 32 Terraube B "Animal"
31 94 Ambleville A3 /
32 1977 88 Vosges B "Bête des Vosges"
33 48 Aubrac A3 /
34 1981 64 Larrau A4 /
35 1982 44 Pornic B "Panthère"
36 32 Lagraulas B "Puma"
37 23 Noth B "Lionne"
38 1983 83 Valescure B "Puma"
39 1985 33 Sadirac B "Panthère"
40 1986 62 Le Touquet B "Panthère"
41 1987 13 Carmargue B "Lycaon"
42 83 Saint-Maximin B "Puma"
43 83 Tourtour A4 /
44 83 Agay B "Puma"
45 83 Canjuers B "Puma, Lynx"
46 06 Fontan A3 /
47 1988 83 Cuers B "Puma"
48 26/84 Savouillans B "Panthère"
49 26 Suze-La-Rousse B "Félin"
50 26 Réauville B "Fauve"
51 29 Landerneau A3 /
52 63 Chappes A3 /
53 1989 83 Estérel A4 /
01 1632-1633 14 Forêt de Cinglais B "Bête de Cinglais"
02 1693-1694 37 Benais, Bourgueil B "Bête de Benais"
03 1731-1734 89 Trucy B "Bête de Trucy"
04 1754-1756 69 Roanne, Régions B "Bête du Lyonnais"
05 1766 24 Sarlat B "Bête de Sarlat"
06 1764-1767 48 Langogne, Vivarais B "Bête du Gévaudan"
07 1783 36 Indre B "Bête de Brives"
08 1799 3 Causse Noir B "Bête de Veyreau"
09 1809-1817 48 Vivarais B "Bête du Vivarais"
10 1814 45 Beaugency, Orléans B "La Bête d'Orléans"
11 1819-1970 13 Venelles B "Bête de Venelles"
12 1946-1951 15 Cantal B "Bête de Cézailler"
13 1946-1947 / Suisse, Frontière B "Bête du Valais"
14 1977-1978 88 Rambervillier, Romont B "Bête des Vosges"

Carte des apparitions de "Bêtes" les plus médiatisées.
Dessin Mikerynos A.I


Classification :
A : Les affaires " Fermées ", elles se terminent par la capture
ou la mort de l'animal.
A1 : Des loups sauvages, survivant en France.
A2 : Des loups venus des pays voisins.
A3 : Des loups domestiques ou captifs, échappés,
abandonnés ou lâchés volontairement.
A4 : Des confusions avec des chiens que l'on prend pour des loups.
B : Les affaires " Ouvertes " où l'animal demeure mystérieux.
Dans la colonne " Noms et Observations " se trouve
l'appellation donnée à l'animal par les témoignages de l'époque.

Références :
" Des fauves dans nos campagnes " de V. Campion-Vincent, Edition Imago 1992.
« Bêtes féroces de France » Par Christophe Beaulieu.


Dernière édition par le Mer 08 Aoû 2007, 20:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Mer 08 Aoû 2007, 20:01

Dans sa fameuse checklist des animaux inconnus, Bernard Heuvelmans (1986) faisait mention de prédateurs mystérieux qui sévirent en France au cours des siècles passés. Certes, la Bête du Gévaudan est la plus connue, mais tout au long de son histoire, notre pays a abrité nombre d'animaux féroces qui n'ont pas hésité à s'attaquer aux enfants gardant les troupeaux et aux adultes à l'occasion.
La transmission des informations a ceci de particulier qu'elle ne cesse jamais d'embellir ou de dramatiser les faits selon les cas, poussant certains auteurs à apporter une touche de romanesque à des récits déjà fantastiques par eux-mêmes. C'est la raison pour laquelle, lorsqu'on évoque les Bêtes du Vivarais, du Gévaudan et leurs consoeurs, mieux vaut s'en tenir aux documents historiques que l'on retrouve dans les différents fonds d'archives. Avant de commencer le survol des récits, il est bon de préciser la nature de ces tueurs. Tout au long des histoires qui vont suivre, certains des meurtres ont pu être commis par des sadiques ou de simples criminels profitant du contexte de terreur mais les autres, tous les autres, sont l'oeuvre d'animaux et non pas de quelconques interventions mystérieuses auxquelles font parfois appel quelques auteurs peu scrupuleux. Le coupable idéal est le loup. Il est vrai que les guerres, les périodes de disettes et d'épidémies qui jalonnent l'histoire ont favorisé la prolifération du canidé. Des témoignages font état de meutes se nourrissant des cadavres de chevaux et d'humains abandonnés sur les champs de batailles. Durant certains hivers très rigoureux, ces animaux n'hésitaient pas à venir rapiner dans les villages ou même les faubourgs des grandes villes. Je ne tiens pas ici à faire le procès de Canis lupus qui reste un prédateur extraordinaire et fascinant. Le loup a su profiter de l'imbécillité naturelle de l'homme et de sa tendance à l’autodestruction ; c'est presque dans l'ordre normal des choses si l'on considère que le loup, au même titre que l'être humain, est un prédateur en fin de chaîne écologique. Par ailleurs, nos ancêtres le connaissaient suffisamment bien pour ne pas l'accuser formellement ; dans les témoignages des rescapés de ces attaques, une expression revient régulièrement : "une bête façon d'un loup". Les prédateurs en question n'étaient donc pas tout-à-fait loups, il lui ressemblaient. Aujourd'hui, nombre d'enquêteurs qui se sont penchés sur ces terribles faits divers pensent à des hybrides chiens/loups qui gardent la prudence et l'instinct de prédation naturelle du loup, souvent alliée à la force et la férocité des anciens mâtins utilisés pour la garde des troupeaux. Seule l'histoire du Gévaudan peut éventuellement faire penser à l'hypothèse d'un ou plusieurs animaux téléguidés, ce qui, entre autre, expliquerait la complexité de l'affaire, nous y reviendrons après.

Quelques faits divers
A Chartres, en 1581, un jeune garçon est inhumé à Ver-les-Chartres, tué par une « beste sauvage » dont on n'est pas très sûr de l'identité (Robillard 1972).

En 1632, à une quinzaine de kilomètres au sud de Caen, dans la forêt de Cinglais un animal fait régner la terreur. Ceux qui ont survécu à ses attaques le décrivent comme une sorte de grand dogue d'une agilité et d'une rapidité extraordinaires. Deux documents historiques font mention de la mystérieuse bête : la Gazette de France des 19 mars 1632 et 17 juin 1633. L'édition de 1632 annonce que le prédateur a déjà dévoré une quinzaine de personnes depuis un mois. Les gardes forestiers ont tiré sur lui avec leurs arquebuses mais n'ont pu le blesser. Les curés tentent de mobiliser les habitants des paroisses environnantes mais la population est tellement impressionnée que peu de candidats n'osent participer aux battues. Les chasseurs eux-mêmes ne veulent pas s'aventurer dans les bois sauf s'ils sont plusieurs. L'édition de 1633 annonce la mise à mort de l'animal à l'issue d'une battue de trois jours, à l'initiative du Comte de Suze, mobilisant 5 à 6000 chasseurs et rabatteurs.

La Bête de Caen
ressemble à une sorte de loup plus long, plus roux avec la queue plus pointue et une croupe plus large qu'un loup commun. Le massacre se chiffre à une trentaine de personnes au moins (Barloy 1985).
En 1679, des bûcherons sont tués et dévorés dans la forêt de Fontainebleau. Les registres paroissiaux de Bois-le-Roi mentionnent plusieurs cas d'attaques. (Baillon 1991). Ch. de Beaucorps, historien, écrivait en 1911 à propos des loups dans la région d'Orléans : « En 1691, leurs méfaits soulevèrent des plaintes justifiées dont l'intendant se fit l'écho auprès des pouvoirs publics. Apprenant que les désordres causés par ces carnassiers augmentaient tous les jours, il demanda au Roi de permettre aux habitants de dix ou douze paroisses d'avoir chez eux des armes à feu ce qu'ils n'osent faire par crainte de poursuites de la part des officiers des chasses. Il parla aussi à ceux-ci de faire des battues et demanda à Mr. Béchameil, un officier, de les diriger. Rien ne fut fait pour arrêter le fléau : il augmenta de telle sorte qu'il y avait tous les jours des gens tués ou blessés par les loups. Le 12 septembre, à une portée de mousquet du Chêne Brûlé, paroisse de Cercottes, une femme de soixante ans fut dévorée. Le procureur du Roi de la garde de Neuville, qui tenait registre des enfants tués ou blessés par les loups d'après les certificats des curés, en avait inscrit
plus de 60 en l'espace de quinze mois. » Malgré les battues et plus de deux cents loups tués, les attaques se poursuivirent tout au long de l'année jusqu'en 1702. Les premiers équipages n'obtinrent guère de résultats. Il fallut attendre la milice et le Duc de Vendôme, épaulé par trente mousquetaires pour enrayer le fléau. Une « Bête énorme» fut tuée en 1700 dans la forêt et rapportée à l'intendant, donnant lieu au paiement d'une prime de 13 livres (Baillon 1991). Les Etats de Bourgogne furent longtemps un lieu privilégié d'attaques d'animaux féroces contre les habitants. On trouve ainsi dans un document de justice de l'abbaye de Citeaux des indications sur les ravages des loups :

« Du mercredi douziesme de mars mil six cents cinquante cinq, expédié au village de Gilly, heure et tenue des causes ordinaires, par nous, Claude Sarasin, lieutenant aux justices des terres de l'abbaye de Citeaux. Sur ce qui nous a esté remontré par M° Jean Poyen, notaire royal à Nuys, substitué procureur d'office ausdictes justices, que l'année dernière les loups ayantz faict de grandz desordres aux terres de ladicte abbaye, mesmes tué plusieurs enfants, item auroient despuis peu recommencé leurs carnages, notamment le jour d'hier qu'ils auroient tué une fille proche de la Borde, une proche le village de Flagey et le fils de Philibert Barbier joignant les maisons du village de Gilly ainsy qu'il alloit à l'eschole, de sorte qu'il estoit nécessaire de aporter ung prompt remede pour en arester le cour et eviter la continuation de tels accidentz... » (Archives de la Côte d'Or, 11H89).

L'année 1723, les environs de Saulieu, de Mirebeau et Longecourt connaissent à leur tour des attaques répétées. Puis vient l'année 1731... Dans les bois près de Trucy, au sud d'Auxerre, un enfant d'une douzaine d'années travaille avec sa mère. Soudain un animal l'attaque ; sa mère se porte à son secours, se jette sur le fauve et réussit même à le faire lâcher prise. Malheureusement, l'enfant mourra dans ses bras tandis qu'elle le ramène au village. Le registre de la paroisse indique ceci :
« L'an mil sept cent trente et un, le quinzième novembre, inhumation de Jean Moreau, âgé d'environ douze ans, dévoré par une bête façon d'un loup, dont la mère eut le courage de le tirer de la gueule de cette cruelle bête et qui, au rapport de la mère, expira entre ses bras à la sortie du bois des Usages nommée La Borne au Bois. »

Les attaques se multiplient et toute la région vit dans la terreur. La descrïption de la Bête change selon les témoignages : parfois tigre, parfois loup monstrueux. Des battues sont organisées mais restent vaines, on raconte qu'à Maily-la-Ville la Bête pénètre en plein jour dans le village pour se saisir d'un enfant devant la porte de sa nourrice. La nourrice intervient, saisit l'enfant par une jambe, mais seul le bras lui reste dans la main et la Bête se sauve avec sa proie (Foin 1901).
Durant les cinq premiers mois, le curé du Val-de-Mercy comptabilise quatorze morts. Les actes ne faisant pas systématiquement référence à la nature du décès, à la fin de l'année 1734, on arrive au résultat effrayant de vingt-huit victimes répertoriées. L'identification du prédateur n'est pas chose aisée : les habitants connaissaient bien les loups, nombreux à cette époque, et les descrïptifs indiquent bien un animal "façon d'un loup" mais aucun témoin
ne précise qu'il s'agissait d'un loup ordinaire. En 1734, deux de ces animaux sont abattus au cours d'une chasse et les agressions cessent peu de temps après. Seulement, aucune indication sérieuse ne permet de savoir si l'un des deux animaux était bien l'auteur du massacre. D'autres attaques eurent lieu en 1745 dans les environs de Nolay et Izier. En 1766, une intervention fut nécessaire pour aider les populations du massif de Montaigu qui étaient à leur tour les cibles d'agressions. (7)

En 1817, retour dans la forêt des environs de Trucy. Une autre Bête va sévir pendant
quelques mois dans le même site que la tueuse, quatre-vingt ans plus tôt. Elle dévore un enfant près de Charentenay, un autre à Fouronnes et attaque et blesse un grand nombre de personnes. Certains pensent que c'est une hyène mais un jeune homme, secourant une fille attaquée à Fontenay la décrit comme un fort mâtin avec les oreilles droites. Pour s'en débarrasser, on place des moutons empoisonnés près des bois où elle se réfugie et la Bête disparaît, sans laisser de trace. Dans les premiers mois de 1751, plusieurs communes de la Vienne sont le théâtre des attaques d'un couple de loups qui, pour une fois, semblent être de pure race. Pendant quatre mois, les animaux vont blesser férocement des enfants, des jeunes gens et des jeunes filles de douze à dix-sept ans, faisant une trentaine de victimes. Pour faire cesser le massacre, une battue réunissant une dizaine de paroisses est organisée le 30 avril. Des chasseurs de Latillé tuent le mâle tandis qu'il dévorait un jeune garçon de Benassay. La louve fut tuée le surlendemain par les habitants de Benassay. (-8-)


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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Mer 08 Aoû 2007, 20:01

La star des Bêtes tueuses est incontestablement celle du Gévaudan. De nombreux ouvrages et articles lui ont été consacré, certes pas toujours sérieux mais le volume des écrits à lui seul suffit pour démontrer à quel point elle a frappé l'imagination.
En 1764, le rude pays du Gévaudan voit se généraliser la mal nutrition. A la fin du mois de juin Jeanne Boulet, 14 ans, est tuée par une bête féroce et inhumée le 1er juillet en la paroisse de Saint-Etienne -de-Lugdarès, près de Langogne. C'est le début d'une longue série de meurtres qui va durer trois ans. Le 8 août, une file de 15 ans est tuée à Masmejean. Quelques jours plus tard c'est un garçon du même âge qui est dévoré à Cheylard-Lévêque. Même si l'information circule lentement, la perplexité puis la terreur s'installent. Le 1er septembre un autre garçon est trouvé mort à Chaudeyrac. Cinq jours plus tard, une femme de 36 ans est égorgée aux Estrets. Le 16 septembre, un petit vacher de Choisinets est éventré. Le 10 octobre, la Bête attaque un garçon de 12 ans aux Cayres, lui arrachant la peau du front et l'arrière du crâne. Deux lavandières interviennent pour le sauver. Elles décrivirent le monstre comme "une masse velue". Le lendemain, la Bête attaque trois enfants
entre Rimeize et Fontans. Elle saisit la petite fille mais l'aîné des deux garçons la fait lâcher prise en lui piquant le flanc avec sa baïonnette (un couteau ficelé au bout d'un long morceau de bois utilisé par les enfants qui gardaient les troupeaux). Il la décrit comme bien plus gros qu'un loup, rayée de noir sur le dos.

Le 3 novembre 1764, les Dragons arrivent à Mende. Sous le commandement de Duhamel, ils effectuent de nombreuses battues. Seulement, à chaque fois qu'un site est fouillé, la Bête, comme si elle était prévenue, perpétue ses ravages à quelques kilomètres de là. Au fil des battues, après nombre d'échecs, les Dragons deviennent de moins en moins populaires. Devant l'exaspération des habitants, ils quittent le Gévaudan début 1765. Ils sont remplacés par M. D'Enneval d'Alençon, l'un des meilleurs louvetiers du royaume. Malgré ses compétences, les tueries continuent et il est dessaisi de son ordre de mission pour être remplacé par Antoine de Beauterne, lieutenant des chasses de Louis XV. Antoine de
Beauterne se rendit responsable d'une véritable escroquerie au cours d'une chasse dans les bois du couvent de l'abbaye des Chases le 21 septembre 1765 en tuant un loup de 65 kilogrammes et en le faisant passer pour la Bête (Menatory 1991). Il toucha une prime de 10.000 livres et mit fin officiellement à la traque. La Bête du
Gévaudan n'existait plus pour les autorités, même si le curé de Lorcières annonça que ce loup ne ressemblait en rien à la Bête vue par plusieurs de ses paroissiens.
Il y eut une accalmie de trois mois et les habitants commençaient même à croire au miracle lorsque quatre-vingt dix-neuf jours plus tard, le 21 décembre, la Bête tua Agnès Mourgue, 11 ans, près de Lorcières. Il faut noter que ce ne fut pas la seule accalmie durant cette tragédie : il y eut deux autres périodes du 31 mai au 28 août 1766 et du 1er novembre au 4 mars 1767. La fin du loup des Chases ne correspondit point à une période charnière comme l'ont prétendu certains auteurs. Ainsi donc les massacres reprirent sans que cette fois il ne soit décidé une intervention pour aider les habitants. Finalement, ce fut un personnage quelque peu énigmatique, Jean Chastel qui tua la créature le 19 juin 1767. D'après ce qu'on sait, il s'agissait d'un animal ressemblant à u gros loup mâle rougeâtre à la tête extrêmement grosse et au museau fort allongé. Certains auteurs restent persuadés que la Bête du Gévaudan était un loup (ou plusieurs loups), d'autres, ardents défenseurs de Canis lupus, tentent de l'apparenter à une hyène. Si l'on excepte les théories farfelues, on peut raisonnablement penser à un hybride qui, peut-être, aurait été plus ou moins téléguidé par les Chastel. Cette famille, composée de gens farouches avait
acquis une très mauvaise réputation dans le pays. Le père Jean, était notamment
soupçonné de sorcellerie et son fils Antoine, de lycanthropie. Ce dernier aurait en plus fréquenté les huguenots du Vivarais ce qui passait plutôt mal en cette période de troubles entre catholiques et protestants. Vivant en ermite, Jean Chastel aurait eu finalement des remords lorsqu'on lui présenta les dépouilles de deux fillettes sauvagement assassinées, les petites Denty.

Journal du Gard du 21 octobre 1809 :
« Depuis quelques jours, un animal féroce a répandu la terreur dans le premier
arrondissement du Gard. Comme autrefois la Bête du Gévaudan, la Bête des Cévennes exerce aujourd'hui ses ravages dans cette contrée. »
La Bête du Vivarais (ou des Cévennes) a tué nombre de femmes et enfants entre 1809 et 1817 aux confins des départements de la Lozère, du Gard et de l'Ardèche.
L'animal est décrit comme ayant la forme d'un loup, ayant des oreilles plus longues et un poil noir hérissé sur toute la longueur du dos. Un autre rapport, daté de 1813, parle d'un loup de la taille d'un veau, poil gris et rouge, ayant le ventre tombant et très gros dont le poil est blanc avec des roudeaux tigrés tachés de blanc. La tête et le museau sont longs, la queue est longue et relevée sur la pointe. Le nombre officiel des victimes est de vingt-neuf. Cependant il est probable que la liste soit
en fait plus longue car tous les actes des registres ne mentionnent pas forcément les causes du décès. Dans un article sur la Bête des Cévennes, Guy Crouzet décrit en détail la totalités de ces actes dont certains sont très significatifs de l'horreur et de l'impuissance des habitants à contrer ce phénomène qui les dépasse. Ainsi près de Brahic :

« ... a été inhumé François Marcy, de Vénissac, âgé de sept ans, dévoré le 8 septembre 1812 à quelques pas de sa maison par une bête féroce. Vézian, curé. »
Registre de Lafigère, 9 janvier 1813, enregistrement du décès d'Augustin Colomb, 8 ans : « dévoré par le loup, qu'il n'a été trouvé que la tête... a été enlevé le huit du mois de janvier à cinq heures du soir dessous sa maison au lieu dit de Beaujeu. »

Le 23 octobre 1813 à Saint-André-de-Cruzières :
« ont comparu Jacques Dumas, profession cultivateur, oncle de la défunte, demeurant à Chazelles, et M. Graffand, notaire impérial, demeurant à Pierregras, qui nous ont dit que Rose Henriette Dumas, âgée de sept ans, fille de Louis Dumas, maçon, et de Marie Maurin, du lieu de Chazelles est décédée ayant été dévorée dans le bois par une bête féroce le jour d'hier le 22 octobre, ce qui résulte des débris du corps de la défunte qu'on a recueillis et qu'on nous a exhibés, enveloppés dans la dépouille sanglante de la dite défunte, lesquels ont été reconnus par le dit Dumas père être ceux de la dite Henriette Rose sa fille défunte... » Guy Crouzet fait également une remarque très pertinente sur la localisation des faits : le mont Lozère, qui semble être le point central de l'affaire des Cévennes a déjà abrité par le passé d'autres monstres du même type : au XVIIème siècle, des attaques de loups contre l'homme furent signalées dans la région de Saint-Julien-du-Tournel. Rappelons que les premières attaques de la Bête du Gévaudan ont été déclarées dans la région de Langogne, aux confins du Vivarais. Ce fut donc, un peu comme l'Auxerrois, un site très producteur de prédateurs féroces. La Bête du Vivarais disparut de la région en 1817, sans avoir été trouvée. Peut-être fut-elle tuée au cours de l'une des nombreuses battues organisées, nul ne le sait.

Références citées
HEUVELMANS, Bernard
1986 Annotated checklist of apparently unknown animals with which Cryptozoology is
concerned. Cryptozoology, 5 : 1-26.
ROBILLARD, Ch. M.
1972 Le folklore de la Beauce. Paris, Maisonneuve et Larose.
BARLOY, Jean-Jacques
1985 Les survivants de l'ombre. Paris, Arthaud.
BAILLON, J.
1991 Nos derniers loups. Association des Naturalistes Orléanais.
5 Archives de la Côte d'Or, 11H89
FOIN, Léon
1901 Une Bête du Gévaudan dans l'Auxerrois. Bulletin de la Société des Sciences
Historiques et Naturelles de l'Yonne, 55 : 51-58.
7 RICHARD, J.
slnd Les loups et la communauté villageoise. Annales de Bourgogne, 21.
8 FOUGEYROLLAS, Cl. A.
1969 Les chasses de loups en Poitou. O. Perrin.
9 MENATORY, Hugues
1991 La Bête du Gévaudan. Portet sur Garonne, Editions Loubatières.
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MadMax

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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Ven 28 Déc 2007, 17:44

Je n'avais pas vu ce post. Beaucoup d'infos, intéressant (du coup ça fait un peu doublon avec le topic dédié à la Bête des Vosges que je viens de compléter Embarassed ). Il y a quand même quelques éléments nouveaux, donc peut être qu'on pourra les mettre sur le topic dédié à ce cas.
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Yofri

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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Sam 29 Déc 2007, 15:19

Beau travail Mikerynos !!
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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Dim 30 Déc 2007, 01:45

...


Dernière édition par Abepar le Mar 14 Déc 2010, 18:30, édité 1 fois
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Sibowi

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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Jeu 08 Oct 2009, 16:39

Je remets ici le post que j'ai envoyé autre part sur ce site mais qui risque d'être moins "visible" qu'ici

Traiter la bête du Gévaudan séparément des autres cas (Vivarais auxerrois Evreux...) cache l'hypothèse de plusieurs cryptids potentiels d'une même espèce

http://cerbi.ldi5.com/article.php3?id_article=148

La 2° partie, après le résumé des faits, m'a particulièrement passionné
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Argonites

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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Dim 06 Déc 2009, 12:26

Si tu as image,s'il te plaît,envoie là sa mintérrèsse
.
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Le Lycaon

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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Dim 06 Déc 2009, 18:10

Citation :
Traiter la bête du Gévaudan séparément des autres cas (Vivarais auxerrois Evreux...) cache l'hypothèse de plusieurs cryptids potentiels d'une même espèce

Les explications sont intéressantes, mais je n'y crois pas plus que ça en fait...
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silure

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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Dim 28 Fév 2010, 16:42

Mikerynos a écrit:
Les autres « Bêtes »
Il faut noter les autres affaires de la « bête de Senonges » dans les Vosges, qui, en1994 égorgea plus de 80 animaux. Elle venait après la bête de Sarlat, puis celle du Valais, et celle de Noth, qui n’ont jamais été élucidées. Mais, à l’exception de celle du Gévaudan, ces bêtes épargnèrent les humains.

De 1595 à 1598 en Vendômois, 25 personnes périrent, victimes des « Loups ».
Du Nord au Midi, d’Est en Ouest, ce sont toujours les mêmes horribles drames.
À Berd’huis (Orne), c’est l’acte de sépulture "d’un enfant de dix ans, noyé dans la rivière,lequel avait été tiré hors de l’eau par un loup qui lui a mangé mains et bras, jambes, cuisses et reins" (27/05/1739). À Saint-Riez-en-Belin (Sarthe), c’est celui de Cécile Le Boet "dévorée en la forêt de Douvres le jour précédent par une bête farouche". Au Mesnil (Meuse) : "Jean Bigot, âgé de huit ans, a esté dévoré du loup et l’on n’a retrouvé qu’une de ses mains et ses entrailles qui ont été inhumés sous un carreau de l’autel, le reste du corps ayant été emporté et mangé dans le bois" (20/02/1690).

Le curé de Latillé (Vienne), inhumant les restes d’un enfant de huit ans, précise qu’il est le huitième à être dévoré par un loup en l’espace de trois semaines (24/04/1751).
Près de Rosporden (Finistère) : une louve emporte une petite fille de 8 ans, puis une autre de 10 ans. "On a découvert la retraite de cet animal dans les bois. On y a trouvé cinq petits louveteaux et des ossements d’enfants avec le crâne d’une personne qui paraissait être plus âgée" (23/09/1773).
À Bassignac-le-Bas, en Corrèze, c’est encore l’inhumation du corps d’Etienne Douliac, âgé d’environ onze ans, "mort des blessures horribles et effrayantes que lui avait fait le jour précédent une espèce de loup, que l’on nomme male bête (mauvaise bête)" (09/07/1746). Dans la région de Châteauneuf-Brimon dans la nièvre, une « Bête » fera en 1796 quelques ravage en tuant une dizaine de femmes et d’enfants. Elle succombera après avoir reçu plus
d’une vingtaine de coups de fusil.

Les « Bêtes » les plus « médiatisées.
No Années Dépt Villes/Régions Class. Noms et Observations
01 1632-1633 14 Forêt de Cinglais B "Bête de Cinglais"
02 1693-1694 37 Benais, Bourgueil B "Bête de Benais"
03 1731-1734 89 Trucy B "Bête de Trucy"
04 1754-1756 69 Roanne, Régions B "Bête du Lyonnais"
05 1766 24 Sarlat B "Bête de Sarlat"
06 1764-1767 48 Langogne, Vivarais B "Bête du Gévaudan"
07 1783 36 Indre B "Bête de Brives"
08 1799 3 Causse Noir B "Bête de Veyreau"
09 1809-1817 48 Vivarais B "Bête du Vivarais"
10 1814 45 Beaugency, Orléans B "La Bête d'Orléans"
11 1819-1970 13 Venelles B "Bête de Venelles"
12 1946-1951 15 Cantal B "Bête de Cézailler"
13 1946-1947 / Suisse, Frontière B "Bête du Valais"
14 1977-1978 88 Rambervillier, Romont B "Bête des Vosges"

Les autres « Bêtes »
No Années Dépt Villes/Régions Class. Noms et Observations
01 1945 21 Flavigny A1 /
02 1947 87 Dournazac A1 /
03 1951 02 Vervins A1 ou A2 /
04 48 Grandrieu A1 ou A2 "Bête du Cézalier"
05 54 Favières A1 ou A2 /
06 1952 74 Rumilly A1 ou A2 /
07 15 La Ribeyre A1 ou A2 /
08 1954 38 Vignieu A1 ou A2 "Loup de l'Isère"
09 44 St Julien A1 ou A2 /
10 15 Mauriac B "Loup"
11 43 St Préjet B "Loup"
12 79 La Sauze B "Loup"
13 1956 54 ? B "Loup"
14 87 ? B "Loup"
15 88 ? B "Loup"
16 01 La Michaille A2 /
17 1958 24 St Martin B "Loup"
18 1959 42 Vérannes B "Animal"
19 1960 19 Ussel A1 ou A2 /
20 1962 33 St Philippe A1 ou A2 /
21 1963 88 Rozières A4 /
22 1968 40 Le Sen A2 ou A3 /
23 40 Luxey A2 ou A3 /
24 1972 77 Gesvres A3 "Loup de Meaux"
25 02 Cramaille A3 "Bête de Cramail"
26 48 Aubrac A3 /
27 1973 75 Parc Monceau (Paris) A3 "Idea"
28 1974 77 Ferolles A3 /
29 91 Ozoir A3 /
30 1975 32 Terraube B "Animal"
31 94 Ambleville A3 /
32 1977 88 Vosges B "Bête des Vosges"
33 48 Aubrac A3 /
34 1981 64 Larrau A4 /
35 1982 44 Pornic B "Panthère"
36 32 Lagraulas B "Puma"
37 23 Noth B "Lionne"
38 1983 83 Valescure B "Puma"
39 1985 33 Sadirac B "Panthère"
40 1986 62 Le Touquet B "Panthère"
41 1987 13 Carmargue B "Lycaon"
42 83 Saint-Maximin B "Puma"
43 83 Tourtour A4 /
44 83 Agay B "Puma"
45 83 Canjuers B "Puma, Lynx"
46 06 Fontan A3 /
47 1988 83 Cuers B "Puma"
48 26/84 Savouillans B "Panthère"

No Années Dépt Villes/Régions Class. Noms et Observations
49 26 Suze-La-Rousse B "Félin"
50 26 Réauville B "Fauve"
51 29 Landerneau A3 /
52 63 Chappes A3 /
53 1989 83 Estérel A4 /

Classification :
A : Les affaires « Fermées », elles se terminent par la capture ou la mort de l’animal.
A1 : Des loups sauvages, survivant en France.
A2 : Des loups venus des pays voisins.
A3 : Des loups domestiques ou captifs, échappés, abandonnés ou lâchés
volontairement.
A4 : Des confusions avec des chiens que l’on prend pour des loups.
B : Les affaires « Ouvertes » où l’animal demeure mystérieux.
Dans la colonne « Noms et Observations » se trouve l’appellation donnée à l’animal par les témoignages de l’époque.

Références :« Des fauves dans nos campagnes » de V. Campion-Vincent, Edition Imago 1992.

No Années Dépt Villes/Régions Class. Noms et Observations
01 1945 21 Flavigny A1 /
02 1947 87 Dournazac A1 /
03 1951 02 Vervins A1 ou A2 /
04 48 Grandrieu A1 ou A2 "Bête du Cézalier"
05 54 Favières A1 ou A2 /
06 1952 74 Rumilly A1 ou A2 /
07 15 La Ribeyre A1 ou A2 /
08 1954 38 Vignieu A1 ou A2 "Loup de l'Isère"
09 44 St Julien A1 ou A2 /
10 15 Mauriac B "Loup"
11 43 St Préjet B "Loup"
12 79 La Sauze B "Loup"
13 1956 54 ? B "Loup"
14 87 ? B "Loup"
15 88 ? B "Loup"
16 01 La Michaille A2 /
17 1958 24 St Martin B "Loup"
18 1959 42 Vérannes B "Animal"
19 1960 19 Ussel A1 ou A2 /
20 1962 33 St Philippe A1 ou A2 /
21 1963 88 Rozières A4 /
22 1968 40 Le Sen A2 ou A3 /
23 40 Luxey A2 ou A3 /
24 1972 77 Gesvres A3 "Loup de Meaux"
25 02 Cramaille A3 "Bête de Cramail"
26 48 Aubrac A3 /
27 1973 75 Parc Monceau (Paris) A3 "Idea"
28 1974 77 Ferolles A3 /
29 91 Ozoir A3 /
30 1975 32 Terraube B "Animal"
31 94 Ambleville A3 /
32 1977 88 Vosges B "Bête des Vosges"
33 48 Aubrac A3 /
34 1981 64 Larrau A4 /
35 1982 44 Pornic B "Panthère"
36 32 Lagraulas B "Puma"
37 23 Noth B "Lionne"
38 1983 83 Valescure B "Puma"
39 1985 33 Sadirac B "Panthère"
40 1986 62 Le Touquet B "Panthère"
41 1987 13 Carmargue B "Lycaon"
42 83 Saint-Maximin B "Puma"
43 83 Tourtour A4 /
44 83 Agay B "Puma"
45 83 Canjuers B "Puma, Lynx"
46 06 Fontan A3 /
47 1988 83 Cuers B "Puma"
48 26/84 Savouillans B "Panthère"
49 26 Suze-La-Rousse B "Félin"
50 26 Réauville B "Fauve"
51 29 Landerneau A3 /
52 63 Chappes A3 /
53 1989 83 Estérel A4 /
01 1632-1633 14 Forêt de Cinglais B "Bête de Cinglais"
02 1693-1694 37 Benais, Bourgueil B "Bête de Benais"
03 1731-1734 89 Trucy B "Bête de Trucy"
04 1754-1756 69 Roanne, Régions B "Bête du Lyonnais"
05 1766 24 Sarlat B "Bête de Sarlat"
06 1764-1767 48 Langogne, Vivarais B "Bête du Gévaudan"
07 1783 36 Indre B "Bête de Brives"
08 1799 3 Causse Noir B "Bête de Veyreau"
09 1809-1817 48 Vivarais B "Bête du Vivarais"
10 1814 45 Beaugency, Orléans B "La Bête d'Orléans"
11 1819-1970 13 Venelles B "Bête de Venelles"
12 1946-1951 15 Cantal B "Bête de Cézailler"
13 1946-1947 / Suisse, Frontière B "Bête du Valais"
14 1977-1978 88 Rambervillier, Romont B "Bête des Vosges"

Carte des apparitions de "Bêtes" les plus médiatisées.
Dessin Mikerynos A.I


Classification :
A : Les affaires " Fermées ", elles se terminent par la capture
ou la mort de l'animal.
A1 : Des loups sauvages, survivant en France.
A2 : Des loups venus des pays voisins.
A3 : Des loups domestiques ou captifs, échappés,
abandonnés ou lâchés volontairement.
A4 : Des confusions avec des chiens que l'on prend pour des loups.
B : Les affaires " Ouvertes " où l'animal demeure mystérieux.
Dans la colonne " Noms et Observations " se trouve
l'appellation donnée à l'animal par les témoignages de l'époque.

Références :
" Des fauves dans nos campagnes " de V. Campion-Vincent, Edition Imago 1992.
« Bêtes féroces de France » Par Christophe Beaulieu.


Mikerynos, je viens de me rendre compte qu'il y a un petit village de mon massif qui est noté, j'aurai voulu savoir de quelle livre il vient ou si vous avez d'autre information sur celui çi:
18 1959 42 véranne
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Mikerynos

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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Dim 28 Fév 2010, 17:26

Une bête mystérieuse sévit près de Véranne (Loire)... P.207
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/comm_0588-8018_1990_num_52_1_1791
Je n'ai pas plus d'info pour le moment, je regarderai dans le bouquin...
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silure

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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Dim 28 Fév 2010, 18:19

Merci, c'est très intérréssant, j'ai souvent entendu des rumeurs circuler de vision furtive de genres de félin ou autre.
J'essaierai de me renseigner.
Avant je me disais toujours que c'était peu etre des lynx de passage ou des animaux évadés mais c'est quand même troublant ces apparitions de loups ressemblant a des félins, il y a quand même une concordance entre certains témoignage moderne comme ceux du césailler et ceux des bêtes les plus ancienne.
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Mikerynos

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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Mer 03 Mar 2010, 20:03

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silure

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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Jeu 04 Mar 2010, 18:57

Ce site ets très intérréssant dans son ensemble.
Je suis a 20 km de véranne, je ne connaissait pas pour véranne mais en creusant dans ma mémoire il me revient 3 souvenirs différents sur des félins ou animaux non reconnaissable.
Sur les 3, 2 m'ont été raconté par des gens qui savent très bien reconnaitre un chat sauvage, un lynx ou encore une genête, il n'y a d'ailleur pas de lynx.
Je n'ai jamais entendu parler d'attaque sur des troupeaux mais je ne suis pas en zone a loup ou a lynx alors il n'y a pas d'enquete sur les disparitions d'animaux ou sur les animaux tués, on y met directement sur le compte des chiens errant ou du renard pour les agneaux.
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Sibowi

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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Sam 16 Oct 2010, 11:52


Un chien tueur de moutons défie les gendarmes
ORADOUR-SUR-GLANE (HAUTE-VIENNE) DE NOTRE CORRESPONDANT


FRANCK LAGIER

Voilà bientôt un mois qu’un chien sème la panique dans la commune d’Oradour-sur-Glane. Il continue de narguer chaque jour les forces de l’ordre, les chasseurs et les agriculteurs qui le traquent. Ce chien a attaqué depuis le 8 septembre plusieurs troupeaux de moutons, augmentant chaque jour son palmarès meurtrier.

Au total, 90 moutons sont morts, égorgés par l’animal ou euthanasiés par le vétérinaire à la suite de blessures graves occasionnées par ces attaques.
« Je n’ai jamais connu un tel phénomène », indique Pascal Coutinot, de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, en poste depuis trente-cinq ans.

Régulièrement, la population voit défiler dans la paisible bourgade des hommes équipés d’un véritable arsenal : seringues hypodermiques, fusils de chasse, carabines équipées de lunettes de visée. En vain. Les autorités espéraient beaucoup d’une battue réunissant une centaine de personnes la semaine dernière. Un animal avait, à cette occasion, été abattu car il « correspondait à la description », selon la sous-préfecture de Bellac. Le labrador n’était pas le bon. Et les attaques ont repris cinq jours plus tard.

Des habitants de la Haute-Vienne s’amusent de cette histoire de chien arrivant à déjouer toutes les tentatives de la gendarmerie pour l’attraper. Sur le terrain, pourtant, la traque n’est pas si évidente. Les bois touffus, les bosquets, les prairies sur lesquels le chien évolue s’étalent sur 12 à 15 km 2 . « Nos brebis dorment dehors. Quand on se lève le matin, on ne sait jamais ce que l’on va trouver », s’inquiètent Stéphane Fontanillas et Loïc Nicolle, éleveurs à Oradour. Pour les quatre éleveurs concernés, les pertes financières sont estimées entre 1 300 et 3 000 €.

« Il ne tue pas pour manger. Il tue pour tuer », explique le sous-préfet de Bellac, Michel Laborie. Désormais, des pièges destinés à cet animal sont tendus. Des brebis sont placées dans un enclos, sous l’étroite surveillance de gendarmes et de chasseurs. Prêts à faire feu.
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Le Parisien


Quelqu'un sur ce forum habite-t-il la région?
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dorumon



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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Mer 19 Jan 2011, 15:11

Notez que le gouvernement avez déjà utilisé des bêtes sanguinaires pour couvrir des séries d'assassinats.

Je me souviens que l'on avait accusé un loup rouge énorme qui aurait fais plus de 100 victimes humaines en France Shocked

On a ensuite découvert (avec les progrès de la sciences ) que ce n' était pas un loup géant mais plusieurs assassins humains différents Razz


Je ne me souviens plus de la date précise mais c'était durant la fin de la monarchie Française ou le XIX siècle confused
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Le Lycaon

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MessageSujet: Re: « Bêtes Féroces » de France.   Ven 27 Jan 2012, 21:20

En lisant Pourcher, je suis tombé sur :

La Bête du Limousin.

Premier lien sur la bête de 1698 à 1700

Ce qui est intéressant dans cette bête historique, c'est la description analogue à celle de la bête du Gévaudan.

Et en faisant une recherche google, je suis tombé sur une affaire de bête du Limousin plus récente, qui s'attaque au brebis.

Reportage vidéo :
http://www.wat.tv/video/bete-limousin-35g7b_2flv7_.html

Article internet :

http://www.lebonchien.fr/actualites/chien-tueur-de-brebis.html

Ce qui est intéressant dans ce reportage et cette histoire est la difficulté pour retrouver un bête corniaud.

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« Bêtes Féroces » de France.
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